La psychologie individuelle – Persée


Psychologie individuelle est une discipline nécessaire pour ceux qui voudrait comprendre et analyser le comportement de l’individu lorsqu’il est seul, par contre la psychologie collective permet d’expliquer le comportement de l’individu lorsqu’il est à l’intérieur d’un grand nombre de personnes qui partagent avec lui les mêmes opinions et valeurs, pour avoir une idée sur ce sujet suivez le lien ci-dessous

https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_1895_num_2_1_1541

https://chimiephysiquescience.wordpress.com/2022/03/16/psychologie-des-masses-et-analyse-du-moi-cairn-info/
https://chimiephysiquescience.wordpress.com/2022/02/26/sociologie-de-leducation/
https://chimiephysiquescience.wordpress.com/2021/01/08/decouvrir-comprendre-les-4-interactions-fondamentales/

Au-delà des thèmes délaissés, sujet du symposium dont a fait partie ce texte, n’aurait-on pas tout simplement oublié tout ce qui a fait l’originalité même de la psychologie sociale depuis ses débuts ? En effet, la psychologie sociale, à la charnière du psychologique et du social, a su se nourrir des problèmes de société, les analyser et les résoudre. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Et quelle est la place de la psychologie sociale appliquée dans le paysage français ?

2Certes, il existe l’heure actuelle une psychologie sociale appliquée. S’agit-il d’une simple application de la psychologie dite fondamentale aux mains des praticiens qui mettraient en œuvre une science fondamentale élaborée dans les laboratoires comme le soutiennent certains auteurs (voir Beauvois, 2001), ou au contraire assiste-t-on au développement de deux sous disciplines indépendantes, l’une tournée vers la connaissance scientifique à travers l’expérimentation en laboratoire, l’autre privilégiant la recherche centrée sur l’individu dans son contexte, accumulant d’autres connaissances tout en répondant aux problèmes de société ?

3Psychologie sociale fondamentale et psychologie sociale appliquée ont tout pour ne pas s’entendre : leurs notions de « sujet » ne sont pas les mêmes ; leurs méthodologies sont différentes (si différentes que cela ?), leurs objectifs divergent souvent, leurs thématiques aussi. Les uns mettent surtout l’accent sur la cognition, les autres privilégient souvent le comportement si ce n’est l’action et, en définitive, les modes de construction du savoir divergent : les uns se basent sur les analyses en termes de cause à effet, les autres ont recours à la notion de contingence. Psychologie sociale fondamentale et psychologie sociale appliquée ne se réduisent pas à une opposition entre méthodologie expérimentale et méthodologies non expérimentales. C’est bien plus la place du sujet et la conception qu’on peut en avoir qui se trouvent au cœur du débat, et qui nourrit une tenace méfiance quant à la scientificité des uns et à l’utilité sociale des autres.

https://chimiephysiquescience.wordpress.com/2022/04/03/le-developpement-personnel-pourquoi-et-comment-le-prendre-en-main/

De la psychologie sociale aux « psychologies sociales »

4La psychologie sociale est au carrefour de l’individuel et du social. Si pour certains notamment dans la tradition anglo-saxonne, elle étudie l’interaction du sujet avec autrui, pour d’autres (Moscovici, 1984), la psychologie sociale est « la science du conflit entre l’individu et la société ». C’est cette dernière définition qui est notamment plus proche de la conception latino américaine de la psychologie sociale, davantage centrée sur la société, que sur « autrui ».

5En France, la naissance de la psychologie sociale remonte à Gabriel Tarde, qui a, entre autres, mis l’accent sur l’importance de l’opinion publique dans les sociétés modernes ancrant ainsi la discipline dans le développement sociétal. Mais ce n’est que durant les années quarante que la psychologie sociale a acquise une visibilité sociale à travers sa capacité à répondre aux préoccupations sociales et sociétales. On peut ainsi citer les relations entre opinions, attitudes et comportements (Lewin, 1940). C’est à partir de ces recherches pionnières que sont apparus les concepts tels que « préjugés », conformisme, changement d’attitudes, etc.

6Cette tradition paraît aujourd’hui amplement oubliée sinon délaissée, la relation étroite avec les problématiques sociales a disparu, tout au moins dans notre pays. Elle subsiste dans d’autres, telle que l’Italie, avec par exemple la psychologie communautaire (Moser, 2004). La psychologie sociale a perdu son unité, la psychologie sociale tout court n’existe plus. Il semblerait que nous sommes confrontés à une scission de facto chaque jour plus évidente, entre une psychologie fondamentale que certain considèrent seule comme scientifique, et une psychologie sociale ouverte aux problématiques sociales. Cette scission se reflète dans l’apparition de deux psychologies sociales différentes : la psychologie sociale fondamentale et la psychologie sociale appliquée.

7En d’autres termes, nous sommes manifestement en face de deux corpus de connaissances : les connaissances fondamentales (de base) concernant souvent des fonctions plus que des fonctionnements, et de l’autre côté des connaissances appliquées, c’est-à-dire, spécifiques à certains domaines de recherche et d’intervention. À l’heure actuelle, l’intérêt de la psychologie sociale dite fondamentale est centré sur les principes généraux qui gouvernent l’interaction sujet – autrui(s) en termes de cognition, d’émotion, et rarement de comportement, même si de nos jours on redécouvre cet aspect.

pour lire le reste de l’article , allez sur le lien suivant : https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-internationaux-de-psychologie-sociale-2006-2-page-89.htm

Noam Chomsky

Noam Chomsky, né le 7 décembre 1928 à Philadelphie, est un linguiste américain. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology de 1955 à 2017, il fonde la linguistique générative. Wikipédia

Nam Chomsky les intelectuels et le pouvoir

1. Présentation générale de la théorie de Chomsky

p. 29-59

Texte Notes

Texte intégral

1Ce premier chapitre introductif consiste en une présentation générale de la théorie linguistique de Chomsky. Dans les années 1950, Chomsky définit un nouveau programme de recherche pour la linguistique, qui prend le nom de « grammaire générative ». Si les théories linguistiques élaborées dans le cadre de ce programme de recherche ont assez considérablement évolué depuis une soixantaine d’années, le modèle général est resté, quant à lui, inchangé. Il repose sur trois principes fondamentaux.

1. Les trois principes fondamentaux du modèle de Chomsky

1. Le mentalisme

  • 1 Quand on parle de « locuteur », disons d’emblée qu’il faut comprendre « locuteur-auditeur ». Le mal (…)

2Chomsky propose d’étudier le langage dans l’esprit du locuteur1. Cette approche cognitive du langage définit le premier pilier sur lequel repose son modèle, le mentalisme.

A. La critique du behaviorisme ou la nécessité d’une approche mentaliste

3C’est par sa critique du behaviorisme, ou comportementalisme, qui a dominé la psychologie et la linguistique américaines des années vingt aux années cinquante, que Chomsky s’est fait connaître en dehors des cercles de linguistes.

  • Cf. Bloomfield (1933), préface. Bloomfield parle souvent de conception « mécaniste », par oppositio (…)
  • 3 C’est ce que souligne Seuren (1998, p. 197-198).

4Pour la psychologie behavioriste, seule peut être scientifique une étude du comportement, qui ne prend en compte que ce qui est observable et quantifiable. Cette étude du comportement en termes de stimuli et de réponses, c’est-à-dire de réactions de l’organisme à des stimulations externes ou environnementales, fait volontairement abstraction des états mentaux, de l’esprit, considéré comme une « boîte noire » : c’est là le domaine vague et non quantifiable de l’intériorité et de l’introspection contre laquelle les behavioristes réagissent. L’influence du behaviorisme, se prévalant d’une méthodologie rigoureuse et scientifique, a été grande en psychologie, surtout aux États-Unis, et son aura a attiré des chercheurs d’autres domaines. Ainsi le linguiste américain Bloomfield se réclame-t-il du behaviorisme2, qui, s’il n’a pas de conséquences directes sur ses travaux linguistiques proprement dits3, sera du moins associé au courant structuraliste américain en linguistique par son intermédiaire.

5En 1959, Chomsky publie un compte rendu critique de Verbal Behavior de Skinner, chef de file de la psychologie behavioriste américaine. C’est cette critique, plus lue et commentée que l’ouvrage dont elle rend compte, qui fait connaître Chomsky. Dans son livre, Skinner applique au comportement verbal humain le cadre et les instruments d’analyse du behaviorisme, pour en faire, à l’instar des autres comportements, le produit d’un conditionnement. Si Skinner a connu des succès en psychologie animale, sa tentative pour analyser le comportement humain et notamment les fonctions supérieures comme le langage dans un cadre strictement behavioriste est un échec. L’argumentation de Chomsky montre en détail que l’analyse de Skinner, en termes de dispositions au comportement verbal, d’habitudes acquises durant l’enfance, est incapable de prendre en compte la complexité du langage. On considère que son compte rendu sonne définitivement le glas du behaviorisme.

6Il y a évidemment d’abord tout un versant critique et négatif dans la revue de Chomsky : celui-ci critique l’emploi des concepts behavioristes dans l’étude des comportements humains et montre qu’ils sont inappropriés si on les emploie littéralement ou inutiles à la compréhension si on les emploie métaphoriquement. Pris en un sens littéral, ils laissent de côté la majeure partie du comportement verbal. Les notions de stimulus, de réponse, de renforcement n’ont de définition précise que dans le cadre de procédures expérimentales particulières, comme les expériences de pression de levier. Hors de ce cadre, ces notions n’ont plus rien d’objectif (voir Chomsky 1959, trad. p. 20). Parce qu’en réalité ils ne peuvent pas prendre en compte la complexité du comportement humain, les concepts behavioristes sont condamnés à un usage métaphorique. Cet usage ne fait alors que masquer une description qui n’a plus rien de scientifique, mais n’est autre que la description du sens commun, c’est-à-dire de la psychologie ordinaire.

7Cependant, le revers positif de cette critique est la démonstration en creux de la nécessité pour l’étude du comportement verbal d’une prise en compte de l’esprit et des états mentaux, de la nécessité d’une approche mentaliste des processus de compréhension linguistique. Chomsky souligne que les concepts du behaviorisme achoppent précisément sur les états mentaux. Comme ils ne permettent pas d’expliquer scientifiquement ces états mentaux, ils n’en sont que des paraphrases. Chomsky pointe ainsi, par exemple, les difficultés liées à l’usage de la notion de « stimulus régissant » : en supposant que le comportement verbal soit sous le contrôle de propriétés physiques de l’environnement du locuteur, on n’est en réalité en mesure d’identifier le stimulus qu’une fois que le locuteur a parlé. Par exemple, l’énoncé « hollandais » devant un tableau serait, selon Skinner, typique d’un comportement verbal sous le contrôle du stimulus. Mais, remarque Chomsky, le locuteur aurait pu tout aussi bien dire : « Accroché trop bas »« Beau » ou encore « Tu te rappelles notre expédition de l’été dernier ? » (ibid., trad. p. 22). En fait, ce qui détermine sa réponse, ou sa réaction, c’est son état mental ; c’est parce qu’il pense à telle chose et non à telle autre, que le locuteur prononce tels mots et non tels autres. Cela amène Chomsky à conclure ironiquement : « […] cette histoire de contrôle par le stimulus cache simplement un retour complet à la psychologie mentaliste » (id.).

8Pour montrer que la conception behavioriste du langage ne tient pas, Chomsky s’appuie sur des faits simples mais révélateurs de la nature du langage. Ainsi souligne-t-il l’aspect créateur ou productif du langage : tout locuteur est capable de comprendre et de produire des phrases nouvelles, qu’il n’a jamais entendues ou prononcées. Qui plus est, les innovations constamment constatées dans le comportement linguistique se conforment à des règles. En décrivant le comportement verbal en termes de réaction et en ignorant les régularités qui lui sont sous-jacentes parce qu’il s’agit de processus non directement observables, Skinner en sous-estime ainsi systématiquement la complexité. Dans la formation d’une phrase, bien d’autres processus sont en jeu que la réponse aux stimuli. Chomsky conclut sur la nécessité d’au moins s’interroger sur ces processus.

9Le mentalisme est donc établi ici en réaction au behaviorisme. Tournons-nous maintenant vers le contenu positif que Chomsky donne au mentalisme.

B. L’étude de la compétence linguistique

10Par mentalisme, Chomsky entend une approche qui cherche à « découvrir une réalité mentale sous-jacente au comportement effectif » (Chomsky 1965, trad. p. 13). Cette réalité mentale sous-jacente est ce qu’il appelle « la compétence ». Dans le premier chapitre d’Aspects de la théorie syntaxique, Chomsky introduit la distinction fondamentale entre « compétence » et « performance » précisément pour s’opposer au behaviorisme qui prend le comportement comme seul objet d’étude. La performance renvoie au comportement du locuteur, à « l’emploi effectif de la langue dans des situations concrètes » (id.), alors que la compétence décrit « la connaissance que le locuteur-auditeur a de sa langue » (id.). Il faut noter que cette distinction a pour Chomsky une valeur générale, dirigée contre la méthodologie même du behaviorisme : dans le domaine du langage comme dans d’autres domaines, elle est un préalable nécessaire à l’étude du comportement, dans la mesure où on ne saurait étudier le comportement sans prendre en compte les capacités qui le guident et qui consistent en certaines structures cognitives. L’étude de la compétence prime sur celle de la performance et doit la précéder. Chomsky pose comme hypothèse de travail qu’il n’y a pas de théorie de la performance sans une compréhension de la compétence sous-jacente.

  • 4 Voir par exemple Chomsky (1986).

11Le langage considéré sous cet angle est une « capacité cognitive » (Chomsky 1975), et l’objet de la linguistique est d’étudier les capacités mentales du locuteur qui constituent à proprement parler sa maîtrise de la langue. Tel est le sens positif du mentalisme prôné par Chomsky : la linguistique est conçue comme une partie de la psychologie (voir par exemple Chomsky 1975, trad. p. 49). Chomsky a coutume de présenter le type de recherche qu’il propose sous la forme de trois questions fondamentales4 :

  • quelle est la connaissance de sa langue maternelle acquise par un locuteur-auditeur natif ?
  • comment cette connaissance a-t-elle été acquise ?
  • comment cette connaissance est-elle utilisée par le locuteur ?
  • 5 Je reviendrai aux chapitres 2 et 4 sur cette idée selon laquelle la performance est un mystère. Com (…)

12Les deux premières questions, renvoyant respectivement à la description de la compétence et au problème de l’acquisition du langage, sont, depuis le début des années soixante, au cœur du programme de recherche chomskyen. La dernière question est en revanche considérée par Chomsky comme hors de portée de la science. Chomsky distingue en effet ce qu’il appelle les « problèmes » des « mystères » (Chomsky 1975) : les « problèmes » peuvent être abordés scientifiquement, alors que les « mystères » sont des questions que la science n’a pas, ou du moins pas encore, les moyens de traiter. Si la question de l’usage du langage, ou de la performance, est un mystère, c’est qu’elle fait intervenir une forme de créativité, de liberté, qui n’est pas modélisable.5

13La perspective mentaliste de Chomsky, qui accorde la priorité à la connaissance individuelle qu’a tout locuteur de la grammaire de sa langue, s’oppose non seulement au behaviorisme mais à tout un courant de la philosophie contemporaine qui accorde la priorité au langage conçu comme un fait public, un fait social, qui existe d’abord dans la communauté linguistique ou collectivement, avant d’exister pour l’individu. Pour Chomsky au contraire, il y a de bonnes raisons de penser que la réalité sociale d’une langue dépend des mécanismes psychologiques grâce auxquels un locuteur compétent produit et interprète les phrases de la langue.

14Chomsky propose donc d’étudier les structures mentales sur lesquelles repose le comportement linguistique. Mais comment accéder à la compétence du locuteur ?

15Jusqu’alors, la linguistique est essentiellement fondée sur les études de corpus. La linguistique structuraliste américaine post-bloomfieldienne retient de la méthodologie behavioriste l’idée qu’il faut s’appuyer sur des faits observables, en l’occurrence les énoncés prononcés, suivant la définition du langage proposée par Bloomfield : « La totalité des énoncés qui peuvent être produits dans une communauté linguistique est le langage de cette communauté linguistique » (Bloomfield 1933, p. 155. Ma traduction). Que ces corpus soient constitués par des énoncés ou par des textes, ils représentent la source des données utilisées par les linguistes (voir par exemple Harris 1951, p. 12, ou Hockett 1947, p. 322).

  • 6 Il faut distinguer grammaticalité et acceptabilité. L’acceptabilité est une notion qui appartient à (…)

16En même temps qu’il propose d’adopter une nouvelle perspective sur la nature du langage, Chomsky introduit une nouvelle source de données pour l’étudier. Il s’agit de recourir aux intuitions des locuteurs (à commencer par celles du linguiste lui-même) sur des phrases de leur langue maternelle, et plus précisément aux jugements qu’ils peuvent produire sur l’acceptabilité de certaines phrases6.

17Pour autant, il ne s’agit pas de revenir à l’introspection, que Chomsky critique comme méthodologie en science (Chomsky 1968, trad. p. 65 ; 1980, trad. p. 227). En effet, les intuitions des locuteurs natifs ne constituent pas l’explication, comme c’était le cas dans la psychologie introspective, où les principes d’explication sont tenus pour être immédiatement accessibles. Ces intuitions constituent au contraire ce qu’il y a à expliquer, la matière même de la linguistique (Chomsky 1964, p. 79). Du point de vue de Chomsky, les jugements des locuteurs natifs sur l’acceptabilité des phrases de leur langue ne constituent pas en eux-mêmes une connaissance objective fiable de la structure syntaxique et sémantique de la langue. Comme le souligne Newmeyer (1983, p. 51sq), un jugement d’acceptabilité sur une phrase d’une langue soulève toujours la question empirique de savoir s’il reflète la compétence grammaticale d’un locuteur ou d’autres facteurs cognitifs (dont la compétence pragmatique ou les ressources attentionnelles).

18Ces intuitions ne sont pas non plus toujours « à la disposition immédiate de l’utilisateur de la langue » (Chomsky 1965, trad. p. 38). Par exemple, un locuteur peut ne pas se rendre compte immédiatement qu’une phrase est ambiguë, si, en l’écoutant, il l’interprète implicitement dans un certain contexte et ne pense pas aux autres contextes où elle peut prendre un autre sens. C’est le travail du linguiste de « guider et de dégager l’intuition du sujet parlant de façon parfois assez minutieuse avant de déterminer ce qu’est effectivement sa connaissance de la langue » (ibid., trad. p. 42).

19De même que les grammaires traditionnelles présupposent la connaissance de la langue que la perspective mentaliste de Chomsky prend pour objet d’étude, de même l’étude du langage fondée sur les corpus présuppose le jugement intuitif du locuteur : par exemple, on ne peut utiliser des phrases non grammaticales du corpus sans disposer de l’information qu’elles sont non grammaticales. Il faut donc recourir aux jugements intuitifs pour déterminer le statut des exemples trouvés dans le corpus (voir Chomsky 1980a, p. 188).

  • 7 On peut parler de nouveauté au moins relative, dans le contexte des années 1950 où la psychologie a (…)
  • 8 Voir Gardner (1985).

20Chomsky a bien sûr conscience de la nouveauté que représente son approche mentaliste du langage7. Il souligne que le programme de recherche ou le champ d’études défini par la grammaire générative a contribué au développement des sciences cognitives au tournant des années 1950 (cf. Chomsky 1986, p. 5). C’est devenu un lieu commun de parler du rôle prépondérant joué par Chomsky dans ce qu’on a appelé la « révolution cognitive »8. Le mentalisme, qui rompt définitivement avec le behaviorisme, en est une composante, mais ce n’est pas la seule.

Pour lire l’article en entier , cliquez sur le lien suivant : https://books.openedition.org/pufc/14143?lang=fr

Publié par zeggaoui el mostafa

professeur agrégé de physique et chimie ; militant pour l'apprentissage et la diffusion de la culture scientifique en général , physique chimique essentiellement , ainsi que , je contribue à développer un projet d'apprentissage scientifique à distance , en aidant les élèves en publiant un ensemble de leçons et des exercices de physique chimique , du cycle secondaire qualifiant marocain

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